Les avoirs de prévoyance sont soumis à un traitement fiscal différent de celui des rentes. Sont visés ici : le 2ème pilier, le pilier 3a, ainsi que les comptes de libre passage dénoués en capital. Depuis l’avenant de 2009, la Suisse peut imposer ces prestations tant que le droit français ne les soumet pas lui-même à l’impôt.
Ainsi, lorsque vous percevez un avoir de prévoyance suisse en capital, en tant que résident français, plusieurs étapes fiscales se succèdent.
1. La retenue à la source
Lorsqu’un capital de prévoyance est versé, l’institution suisse retient un impôt à la source. Le taux de cet impôt dépend du canton dans lequel se trouve l’institution de prévoyance et peut varier sensiblement d’un canton à l’autre.
2. La déclaration en France
L’article 20 de la Convention entre la France et la Suisse prévoit une imposition dans l’Etat de résidence. Les prestations en capital sont alors imposables soit au prélèvement forfaitaire de 7.5% après application d’un abattement de 10%, sous conditions, soit au barème progressif de l’impôt sur le revenu (avec possibilité de bénéficier éventuellement du mécanisme du quotient permettant d’en atténuer les effets)
Si le revenu fiscal de référence est supérieur à 250 000 € (pour personne seule) ou 500 000 € (pour un couple soumis à imposition commune), une contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (CEHR) est due, et éventuellement une contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR), qui assure une imposition minimale de 20% des plus hauts revenus.
3. Le remboursement de l’impôt source
Vous disposez de trois ans pour demander le remboursement de l’impôt retenu à la source en Suisse, à condition de démontrer que le capital a effectivement été imposé en France. La demande de remboursement se fait à l’aide d’un formulaire dédié, adressé à l’administration fiscale du canton dans lequel la caisse de pension/institution de prévoyance a son siège.